samedi 29 avril 2017

Visite des armoriaux des Ordres de Chevalerie du Danemark : l'Ordre de l'Éléphant #02

 📩  Les électeurs français vont être amenés à choisir le 7 mai prochain, tout en cachant pour la plupart, leur joie extrême, le (ou la) 25e président (e) de la République. J'ignore si l'un et l'autre des deux candidats possèdent un blason ou des armoiries, en dehors du symbole de leurs formations politiques respectives. Du reste, très peu de Présidents de la République française en ont eu : il faut remonter au XIXe siècle pour trouver 5 possesseurs d'armoiries, dont le tout premier: Louis-Napoléon Bonaparte, bien évidemment, avec l'aigle impériale héritée de son oncle (voir → ).
  Aux XXe et XXIe siècle, certaines sources attribuent des armoiries familiales à Charles de Gaulle ou à Valéry Giscard d'Estaing. Mais si certains généalogistes leur trouvent une légitimité, elles n'ont pas été revendiquées par les intéressés, quand la nécessité s'est manifestée pour le protocole, et la mise à jour de registres d'armes, par exemple avec les admissions des chefs d'état dans les Ordres des chevalerie de certains pays étrangers (Ordre du Séraphin en Suède, Ordre de l'Éléphant au Danemark, etc..). Ou bien peut-être qu'en tant que républicains, ils n'ont pas voulu transgresser les vieux principes révolutionnaires à propos de l'abolition des signes de la noblesse, ce qui aurait pu déplaire aux plus radicaux des électeurs. Seul, Nicolas Sarkozy qui a été fait chevalier de l'Ordre de la Toison d'Or en Espagne en 2011, semble avoir autorisé et fourni ses armoiries familiales, d'origine hongroises, pour l'occasion (voir → 🛡).
  En définitive, un certain nombre, néanmoins très restreint, de Présidents français "non pourvus", se sont vus attribuer des armoiries de circonstance quand ils ont été reçus chevaliers en Suède et/ou au Danemark pendant leurs mandats, ce qui pique maintenant notre curiosité. Vous avez déjà découvert le chêne-olivier des armes de François Mitterrand dans le registre de l'Ordre de l'Éléphant, dans le premier volet que je vous présenté (voir → ICI). Nous allons en découvrir deux autres parmi de nombreux chefs d'états, souverains et princes de toute origine.

🐘 Voici donc le second volet consacré à l'armorial des chevaliers de l’Ordre de l’Éléphant, parmi ceux qui sont le plus mondialement célèbres, lesquels ont reçu cette distinction entre les années 1965 et 1979 (nous remontons progressivement dans le temps). C'est encore un choix personnel qui s'attache à montrer les plus belles armoiries, ou les plus surprenantes, entre autres celles de chefs d'états qui ne sont pas des monarchies. La présence d'un leader du régime communiste de l'après-guerre va certainement vous étonner. Ces pages proviennent de l'armorial royal : Elefantordenens Våbenbog tome III, 1878-1996.


Charles de Gaulle (1890-1970) , alors président de la République française, de 1959 à 1969
fait chevalier le 5 avril 1965 - armoiries peintes par Ronny Andersen  -
Elefantordenens Våbenbog tome III, page 222

Masahito, prince de Hitachi, second fils de l'empereur Hirohito (1901-1989) du Japon
et frère cadet de l'actuel empereur Akihito - fait chevalier le 28 septembre 1965 -
armoiries peintes par Franz Sedivy (signature en bas à droite) -
  signature en bas à gauche : Heinrich Knuth, secrétaire du Chapitre des Ordres royaux
à la cour du Danemark - Elefantordenens Våbenbog tome III, page 223

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dimanche 23 avril 2017

Top 10 des plus grandes villes de Serbie avec leurs blasons

Voici un nouveau volet à cette série consacrée à la découverte de l’héraldique civique, à travers divers pays du Monde. Le principe du "Top xx" très répandu dans les médias et sur Internet, pour recenser ce qui est le plus remarquable dans un domaine particulier est ici adapté à cette thématique. Il nous permettra de découvrir ou réviser la géographie d'un pays choisi de manière aléatoire et dans le même temps de s'intéresser à sa diversité en matière de blasons et emblèmes municipaux.


  Nous restons en Europe, à la rencontre d'un pays qui fait la jonction entre l'Europe centrale et les Balkans : la Serbie.



  Voici donc les 10 plus grandes villes en terme de population, en-dehors des grosses aires urbaines, mais aussi indépendamment des communes administratives du même nom, qui regroupent plusieurs villes et localités ensemble (chiffres : 2011).
 Je précise aussi, comme le montre la carte officielle ci-dessus, que l'indépendance du Kosovo ayant été reconnue en 2008 par la plupart des pays d'Europe occidentale, dont la France, et ce malgré la position du gouvernement serbe qui refuse cette séparation, je n'ai pas inclus la ville de Pristina, capitale du Kosovo, qui serait sinon la cinquième ville dans ce classement.

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1 - BELGRADE / Beograd / Београд

capitale de la République de Serbie, et chef-lieu du district de la Ville de Belgrade (Град Београд/Grad Beograd) - 1 344 840 habitants


ancienneté des armoiries avec cette composition : 1931

Cette ville a fait l'objet d'un article plus détaillé dans la série des capitales → ICI



2 - NOVI SAD / Нови Сад

- anciens noms : Neusatz / Újvidék (Autriche; Autriche-Hongrie, 1699-1918)
- capitale de la province autonome de Voïvodine (Војводина/Vojvodina) et chef-lieu du district de Bačka méridionale (Јужнобачки округ/Južnobački okrug) - 286 160 habitants



ancienneté des armoiries : 1748


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lundi 17 avril 2017

l'Armorial de La Planche - 1669 - Gouvernement de Bretagne - la sénéchaussée de Nantes

S   uite de la visite d'un des plus anciens manuscrits répertoriant des armoiries de villes et de villages de France, dessinées à la plume et peintes à l'aquarelle, antérieur de trois décennies à l'Armorial Général de France de Charles d'Hozier ! Voir la description initiale : →

  Nous poursuivons avec la découverte du "livre" (c'est l'appellation donnée à une section d'un manuscrit, qui est lui-même divisé en chapitres) consacré au Gouvernement de Bretagne. Après le premier chapitre consacré aux pays de Rennes et de Saint-Malo qui correspondait grosso modo au département actuel de l'Ille-et-Vilaine augmenté d'un morceau du Morbihan, nous allons nous diriger vers le pays de Nantes.  En effet notre deuxième chapitre va explorer les principales villes de la sénéchaussée de Nantes, dont le contour géographique correspond exactement au département actuel de la Loire-Atlantique auquel on ajoutera au nord le petit territoire bordant la rive gauche du fleuve "la Vilaine", jusqu'à son embouchure. Ce petit pays autour de la Roche-Bernard, est rattaché au département du Morbihan, depuis la création de ceux-ci en 1790.


     Revenir à l'épisode précédent →




Voici l'extrait d'une carte datant de la fin du XVIIIe s. , donc postérieure d'un an, mais sur laquelle j'ai reconstitué les limites administratives de notre région :
 Vous pouvez cliquer sur toutes les images pour les agrandir 

 





 Les fragments de manuscrits proviennent encore du Volume I. Pour enrichir l'étude, j'ai mis en bonus l'extrait équivalent dans l'Armorial Général de France*  (1696-1711), établi par Charles-René d'Hozier, et comme auparavant, j'ai placé le blason actuel en-dessous, pour comparer les différences ou au contraire la constance des figures dans le temps.

  (*)  Armorial Général de France -   volume VIII  -  Bretagne 1ère partie  
         Armorial Général de France -   volume IX  -  Bretagne 2e partie  (BNF Paris)


Nantes (Loire-Atlantique)
  Le blason de la ville de Nantes, comme beaucoup d'autres, provient des premiers sceaux utilisés par la cité depuis le XIVe siècle ( voir → ICI). On pourra admirer la finesse du trait et le goût du détail dans le dessin de La Planche, concernant cette belle frégate du XVIIe siècle: les haubans, les vergues, les postes de vigie, les sabords, la dunette du gaillard arrière, avec le drapeau royal, et même le gouvernail : tout y est !



Châteaubriant (Loire-Atlantique)

  Les armoiries proposées par le père de La Planche (de gueules semé de fleurs de lis d'or) sont celles de la famille de Châteaubriant, d'ancienne chevalerie, concédées par Saint Louis. Elles figurent toujours en écusson au cœur du blason actuel de la ville.
 Celles enregistrées dans l'Armorial Général de France appartiennent à la maison de Condé qui a reçu la baronnie de Châteaubriant, par l'intervention du roi Louis XIII, qui avait confisqué tous les biens de Henri II de Montmorency, précédent titulaire, condamné et exécuté, pour avoir conspiré contre le cardinal de Richelieu et contre la couronne de France. Nous retrouvons les armes des Condé à dextre, à côté de celles de Bretagne dans le blason actuel.




Ancenis (Loire-Atlantique)


Le blason de la ville d'Ancenis, relève des armoiries de l'ancienne maison d'Ancenis, barons d'Ancenis au Moyen-âge, et dont le nom s'éteint à la fin du XIVe siècle.




Clisson (Loire-Atlantique)

 La famille de Clisson (de gueules au lion d'argent armé, lampassé et couronné d'or) était, avec celles des Rohan et des Laval, une des maisons nobles les plus puissantes du duché de Bretagne au Moyen Âge. Elle doit son nom aux fief constitué autour de la cité de Clisson et de son énorme forteresse. La Planche a donné à la ville le blason seigneurial mais sans couronne et sans griffes ni langue d'or. Charles d'Hozier,n'a pas donné d'armoiries à la ville mais nous avons celles d'un représentant de la famille de l'époque. Plus tard la municipalité a finalement adopté les armes pleines de la maison éponyme.




Guérande (Loire-Atlantique)

 Le blason actuel de Guérande, qui n'est pas "d'hermine plain", contrairement aux apparences, mais "d'argent à quinze mouchetures d'hermine, ordonnées 5, 4, 3, 2 et 1", a été rétabli par lettres patentes du 11 décembre 1829, sous le règne du roi Charles X.
  Rétabli, de l'ancien régime, avant la Révolution, mais comment était-il avant ? Les manuscrits que nous avons ici ne nous aident pas beaucoup. D'où viennent ces anciennes armes ? je n'ai pas trouvé d'information . Les armes "de gueules à deux lions passant d'argent, l'un sur l'autre" correspondent aux anciennes maisons de l'Isle-Bouchard, venant de Touraine, ou bien de La Guerche (de Bretagne), mais sans avoir pu établir un lien avec la cité de Guérande. Je n'ai pas trouvé non plus de traces de ces marquis de Guérande, mis à part dans la fiction, avec le film de Jean-Paul Rappeneau : Les Mariés de l'an II (1970), avec un rôle interprété par Sami Frey.





Machecoul (Loire-Atlantique)

  Ici encore, les armes de la cité découlent de l'histoire du lieu, de son château, et de ses anciens seigneurs. Et il y a en a eu beaucoup qui se sont succédé, les plus célèbres ayant été de la maison de Retz (ou Rais : d'or à la croix de sable). Toutefois, c'est un personnage historique bien précis qui a laissé son blason à la ville:  Olivier de Dreux dit " Olivier de Braine " seigneur de Machecoul (1231-1279), avec un écu "d'argent à trois chevrons de gueules". Notre auteur du manuscrit nous le présente avec les émaux inversés.



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  D'autres lieux ou villes sont juste décrits par le texte, mais sans blason ni mention s'y rapportant :  Abbaye de Buzay (à Rouans, détruite), Bourgneuf (-en-Retz), Abbaye de Pornic (à Sainte-Marie-sur-Mer, commune de Pornic, disparueAbbaye de Geneston (à Geneston, partiellement détruite), La Roche-Bernard, Pont-Château, Abbaye de Blanche-Couronne (à La Chapelle-Launay), Abbaye de Saint-Gildas-aux-Bois (à Saint-Gildas-des-Bois).

 # cependant, quelques années plus tard, certains de ces lieux (en gras, ci-dessus) ont été enregistrés et blasonnés dans l'Armorial Général de France. Pour certains établissement monastiques, leur blason s'est retrouvé transféré au cours du XXe siècle à la commune sur laquelle ils était localisés, pour un temps seulement à Saint-Gildas-des-Bois avant un récent changement.   


Sainte-Marie-sur-Mer,
 ancienne commune rattachée
 à celle de Pornic
 (Loire-Atlantique)

Geneston, commune
 (Loire-Atlantique)


La Roche-Bernard, commune
 (Morbihan)


Saint-Gildas-des-Bois, commune (Loire-Atlantique),
ancien et actuel blason


 A bientôt pour une nouvelle série ...


Crédits :
les blasons "modernes" sont empruntés  à : armorialdefrance.fr/
et pour certains à :  www.ngw.nl/


  Et je remercie particulièrement les personnes responsables de la Bibliothèque et des Archives du Musée du Château de Chantilly : www.bibliotheque-conde.fr/


             Herald Dick  
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jeudi 13 avril 2017

Centenaire de la mort de Ferdinand von Zeppelin

 Voici une commémoration que j'avais involontairement laissé passer en mars dernier, concernant un homme dont le nom de famille est devenu un nom commun : consécration suprême ! et surtout un des plus grands pionniers de l'aérostation mondiale : Ferdinand von Zeppelin, dont le nom et la marque existent toujours de nos jours ! Certes, ce n'est pas lui qui a inventé le ballon dirigeable, mais il l'a considérablement amélioré, expérimenté, pour en faire un extraordinaire engin volant pour des usages divers : militaires et voyages commerciaux.  Bien après son décès, l'Allemagne nazie en fera un vecteur de propagande politique de premier ordre, mais cette aventure finira par une catastrophe mémorable imprimée dans toute les mémoires car elle avait été filmée en direct à Lakehurst aux États-Unis.

armoiries originelles de la maison von Zeppelin
(originaire du Mecklembourg, en Allemagne):
"d'azur à une tête et un col d'âne d'argent"
couronne de comte - cimier : une tête et un col d'âne d'argent,
soutiens : deux aigles regardantes d'argent , becquées
 et membrées d'or, lampassées de gueules.
L'âne est parfois représenté pourvu d'une langue (langué) de gueules
 portrait de Ferdinand von Zeppelin en 1915
 photo Nicola Perscheid - Staatsbibliothek zu
 Berlin - Preußischer Kulturbesit
Un portrait "jeune", en uniforme de capitaine
du royaume de Wurtemberg durant la guerre de 1870-1871 






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Ferdinand von Zeppelin

(• Konstanz 1838 - † Berlin 1917)


Ferdinand Adolf August Heinrich von Zeppelin

• né à Konstanz (Constance), à l'époque dans le Grand-Duché de Bade (en Allemagne du sud),  le 8 juillet 1838.
• mort à Berlin, capitale de la Prusse, le 8 mars 1917.

timbres allemands de poste aérienne, émis pour le bicentenaire de la naissance du comte Zeppelin, en 1938
(ces très beaux timbres sont malheureusement "pollués" par la présence des svastikas, emblèmes du régime hitlérien)


Zepelin (avec un seul p), dessin extrait du manuscrit "Siebmachers Wappenbuch",
folio 167, consacré à la  Poméranie - XVIIe siècle - Nuremberg (Allemagne)
  avec une symbolique particulière pour identifier les émaux, non pas
avec des hachures ou des points  mais avec des lettres initiales :
  w = weiss (argent);  r = rot (gueules); le blason était donc
anciennement "de gueules (et non pas d'azur), à la tête d'âne d'argent "
  Ferdinand, comte von Zeppelin (1838-1917), fut un officier militaire et un industriel allemand, qui développa le dirigeable rigide, connu sous le nom de zeppelin. Né à Constance, Zeppelin fit ses études à l'École des cadets de l'armée de Ludwigsburg et à l'université de Tübingen. Entré dans l'armée prussienne en 1858, il se rendit aux États-Unis en tant qu'observateur à la guerre de Sécession (à partir de 1863) afin d'y étudier les techniques militaires dans l'armée de l'Union. Zeppelin fut aussi observateur durant la guerre austro-prussienne (en 1866) et enfin il servit pendant la guerre franco-prussienne de 1870-1871. Il est commandant de régiment à Ulm entre 1882 et 1885, puis il est envoyé du Württemberg à Berlin. Il prit sa retraite en 1890 avec le grade de général de brigade. En 1906, il est promu général de cavalerie.
essai du dirigeable LZ 2 sur le lac de Constance en 1905.

un dirigeable Zeppelin en action de bombardement
 sur la ville d'Anvers (Belgique), la nuit du 24 au 25
août 1914, durant la Première Guerre mondiale
À partir de 1894, il se consacra entièrement à la conception et à la construction de dirigeables, la lecture de l'ouvrage d'Heinrich von Stephan, Poste mondiale et navigation aérienne, l'ayant fortement influencé. En 1900, le premier dirigeable rigide sortait des ateliers. Malgré de nombreux échecs, Zeppelin continua ses recherches et, en 1909, l'un de ses dirigeables effectua le premier service aérien commercial ouvert aux passagers. Pendant la Première Guerre mondiale, les zeppelins furent utilisés dans des raids aériens allemands, malgré leur vulnérabilité.

Le comte von Zeppelin mourut en 1917, peu avant la fin de la Première Guerre mondiale. Il n'a donc pas connu la provisoire mise en sommeil du projet Zeppelin due au traité de Versailles, ni le second âge d'or de ses aéronefs sous la direction de son successeur Hugo Eckener.

Après la Première Guerre mondiale, les dirigeables retrouvèrent leur utilisation première : le transport de passagers. Finalement, des problèmes de sécurité (chute et incendie du Hindenburg à  New-York en 1937) mirent fin provisoirement à la popularité du zeppelin.

les véritables armoiries des Comtes de Zeppelin (du Wurtemberg) ,
faits Comtes du Saint-Empire le 18 sept.1792 (source J.B. Rietstap) :
Parti : au 1er, de sable à une bannière d'or, posée en bande, chargée d'une aigle de sable
becquée et membrée d'or (à cause de la charge de porte-étendard héréditaire du St.-Empire)
au 2e d'azur à une tête et un col d'âne, au naturel, coupée de gueules.
Couronne de comte -  Cimier: une tête et un col d'âne - Supports: deux aigles regardantes
gravure signée Von Tyroff - éditée à Nuremberg, Bavière (1833)
A noter, sur d'autres armoriaux, le 1er et le 2 sont inversés dans l'écu parti
carte postale allemande datée de 1914 avec le portrait dessiné du Comte Zeppelin
et en haut à droite, le blason simplifié du Royaume de Württemberg.


L'âge d'or et la tragédie des zeppelins...
Le dirigeable LZ 127 "Graf Zeppelin" au-dessus de la région de Berlin en 1928 pour un vol d'essai
timbres américains de 1930 représentant le LZ 127 "Graf Zeppelin" sur l'océan
pour un voyage transatlantique à destination des États-Unis et autour du monde
La catastrophe du LZ 129 "Hindenburg", amarré à son pylône sur la base navale de Lakehurst, New Jersey aux États-Unis,
le 6 mai 1937 : les réservoirs d'hydrogène, gaz hautement inflammable, explosent et entraînent la mort de 35 personnes et de nombreux blessés. Ce sera la fin des vols commerciaux des dirigeables gonflés à l'hydrogène.

le seul porte-avions allemand construit pour la Kriegsmarine, mis à l'eau en 1938; il avait été baptisé du nom de Graf  Zeppelin,
il ne sera jamais terminé ni armé et ne participera pas aux combats de la Seconde Guerre mondiale, il finira sabordé deux fois : en 1945
à Stettin (aujourd'hui Szczecin, en Pologne) , et en 1947 où il sera définitivement coulé au milieu de la Mer Baltique.
dessin d'artiste pour modélistes : vue de face de la proue du
porte-avions "Graf  Zeppelin",
 avec le blason d'armoiries navales attribuées au navire.



plaque d'armoiries navales du porte-avions
 "Graf Zeppelin", reprenant les armes de la
famille des comtes von Brandenstein-Zeppelin,
descendants de Ferdinand von Zeppelin, par sa fille Hella, qui participa d'ailleurs à la cérémonie du lancement en 1938, à Kiel.






Zeppelin dans l'héraldique civique ...

  Il existe quelque part en Allemagne, dans le land de Hesse, non loin de l'aéroport international de Francfort, une petite localité fondée en 1935 et portant le nom de Zeppelinheim, soit en gros : "le village, le hameau des Zeppelins". En effet ce lieu servit de base d'accueil des grands dirigeables commerciaux  LZ 127 , LZ 129 et LZ 130, durant leur exploitation commerciale à la fin des années '1930. Les personnels techniques et les équipages étaient logés à proximité dans ce qui deviendra plus tard la commune de Zeppelinheim. Le terrain sera occupé par la suite, par la base aérienne militaire américaine Rhein-Main Air Base, jusqu'en 2005. Un musée qui est consacré à l'épopée des dirigeables a ouvert ses portes en 1988 dans la ville : le Zeppelin Museum .

armoiries de la localité de Zeppelinheim,
 partie de la commune de Neu-Isenburg, dans le district
 d'Offenbach, land de Hesse (Allemagne).
"D'argent au globe terrestre d'azur, quadrillé du champ par les
 méridiens et parallèles de l'hémisphère nord, se rejoignant au pôle,
chargé d'un zeppelin du champ, posé en fasce".







              Herald Dick