mercredi 30 décembre 2015

Top 10 des plus grandes villes du Danemark avec leurs blasons

Voici un nouveau volet à cette série consacrée à la découverte de l’héraldique civique, à travers divers pays du Monde. Le principe du "Top xx" très répandu dans les médias et sur Internet, pour recenser ce qui est le plus remarquable dans un domaine particulier est ici adapté à cette thématique. Il nous permettra de découvrir ou réviser la géographie d'un pays choisi de manière aléatoire et dans le même temps de s'intéresser à sa diversité en matière de blasons et emblèmes municipaux.


 Nous allons cette fois à la rencontre d'un petit pays discret du nord de l'Europe : le Danemark.


Zone métropolitaine de la capitale Copenhague, avec la localisation de 
quatre des villes citées dans le sujet (cliquer pour agrandir)

 Le Danemark est divisé depuis 2007 en cinq régions : Jutland du Nord (Nordjylland), Jutland central (Midtjylland), Danemark-du-Sud (Syddanmark), Hovedstaden et Sjælland. Voici donc les 10 plus grandes villes en terme de population, en-dehors des agglomérations (chiffres de 2015). La communauté urbaine de Copenhague concentre à elle seule plus de 1,2 millions d'habitants, soit un peu plus de 1/5 de la population totale du pays.




1 - COPENHAGUE / København

capitale du royaume de Danemark, et de la région de la Capitale (Region Hovedstaden), dans l'île de Sjælland - 580 180 habitants.


armoiries d'origine sigillaire (1296), accordées en 1661
par le roi du Danemark Frederik 3 - version du dessin: 1950



2 - AARHUS / Århus

ville la plus peuplée de la région de Jutland-Central (Midtjylland) - 261 570 habitants



armoiries d'origine sigillaire (1250),
 plus ancienne présence sur un document : 1356.





3 - ODENSE

ville la plus peuplée de la région du Danemark-du-Sud (Syddanmark), dans l'île de Fionie (Fyn) - 173 810 habitants.


armoiries anciennes d'origine sigillaire (1460)
officialisées par la municipalité en 1930





4 - AALBORG / Ålborg

capitale de la région du Jutland du Nord (Nordjylland) - 110 500 habitants.



armoiries anciennes d'origine sigillaire (1421)
officialisées en 1938, dessin actuel 1998.




5 - FREDERIKSBERG

municipalité enclavée dans la communauté urbaine de Copenhague, région de la Capitale (Region Hovedstaden), dans l'île de Sjælland - 103 190 habitants.



armoiries accordées par décret royal en 1899






6 - GENTOFTE

municipalité de l'agglomération de Copenhague, région de la Capitale (Region Hovedstaden), dans l'île de Sjælland - 74 930 habitants



armoiries en usage depuis 1903






7 - ESBJERG

ville de la région du Danemark-du-Sud (Syddanmark) - 72 060 habitants.



armoiries officielles depuis 1904




8 - GLADSAXE

municipalité de l'agglomération de Copenhague, région de la Capitale (Region Hovedstaden), dans l'île de Sjælland - 67 350 habitants.



armoiries officielles depuis 1948






9 - RANDERS

ville de la région de Jutland-Central (Midtjylland) - 61 660 habitants.



armoiries anciennes d'origine sigillaire (1250)
en usage sous cette forme depuis 1524
 (remplacées par un logo depuis 2007)




10 - KOLDING

ville de la région du Danemark-du-Sud (Syddanmark)  - 58 760 habitants.
 

armoiries anciennes d'origine sigillaire (1250)
dessin ci-dessus: 1950 (remplacées par un logo depuis 2007)





 • En terme d'héraldique municipale, la palette de styles est très large et ouverte au Danemark (voir quelques exemples classés par région → ICI).  On a du très classique dans la tradition de l'héraldique européenne, avec une similarité de figures assez frappante avec celles utilisées dans les pays d’Europe centrale : beaucoup de tours, de murailles, de châteaux, d'églises. Mais il était logique à l'époque médiévale, pour les villes nouvellement affranchies du pouvoir seigneurial de se faire représenter sur leurs sceaux par ce qui caractérisait le mieux leur aspect : leur "paysage urbain" comme on le dirait de nos jours : des fortifications, des douves en eau, des ponts et des édifices religieux pour la plupart. Ce sont naturellement les plus anciennes villes du pays qui sont pourvues de ces éléments.

• Le pouvoir royal et le pouvoir religieux sont symbolisés dans les armes de :
- la ville n° 1 (ancien château épiscopal d'Absalons Borg, avec le chiffre du roi du Danemark Frederik 3 [F3] sur la tour centrale, au-dessus de la porte, protégée par un garde royal en armure),
- la ville n° 2 (tours de la vieille cathédrale romane, effigies de Saint Clément et de Saint Paul avec leurs attributs respectifs: l'ancre et l'épée),
- la ville n° 3 (le roi Knut IV de Danemark, avec les symboles de son pouvoir royal, couronne, armure, oriflamme et globe, mais qui est aussi un saint chrétien pour les églises catholique, anglicane et orthodoxe; il est accompagné de deux églises).  

•  Le Danemark est un pays maritime, composé d'une grande presqu'île et d'un archipel d'îles, donc une multitude de ports:  et cela se voit dans les blasons, avec les ondes pour les villes n° 1, 2, 4, 6, 9 et 10  ou des ancres marines (villes n° 2 et 7). Le blason de la ville n°6 exprime précisément un lever de soleil sur le détroit d'Øresund, le bras de mer séparant le Danemark de la Suède.

logo actuel de Kolding :
le perroquet est devenu
un rapace : le graphiste
est parfois un ignorant...
ou alors mal documenté.
• Toujours côté nature, on voit beaucoup de tilleuls : dans les blasons 5, 6 et 7, et un arbre à fleurs exotique non identifié dans le n° 10. Les oiseaux sont là, avec des faucons de chasse pour la ville n° 5, une hirondelle en 8 et ... non, ce n'est pas un(e) aigle, mais un perroquet, en 10 ! c'est une figure qui provient d'un vieil emblème d'une Guilde locale, équivalent de nos anciennes corporations de métiers ou de marchands.

 • Depuis l'avènement de l'ère du numérique, comme pour de nombreux pays, les blasons du Danemark se sont mués en logos, souvent caractérisés par un trait très épuré à la limite de l'abstraction et l'usage fréquent de la monochromie, ceci tout en gardant la forme d'écus, de boucliers, ce qui peut être trompeur sur sa vraie nature. Certaines des 10 villes ci-dessus ont choisi pour leur image cette voie graphique transitoire entre blason et logo, mais je ne les ai pas suivies, préférant garder l'image des armoiries historiques.




Si vous désirez en savoir plus sur le pays : le Danemark et ses emblèmes, c'est → ICI


A bientôt, pour un nouveau pays ... → ICI
Et pour revoir le pays précédent ...  → ICI




          Herald Dick
 








Kobenhavn Arhus Alborg Byvåben byvaben

dimanche 27 décembre 2015

l'Armorial de La Planche - 1669 - Gouvernement de
l'Ile-de-France - Bailliage de Senlis et du Valois

 S   uite de la visite d'un des plus anciens manuscrits répertoriant des armoiries de villes et de villages de France, dessinées à la plume et peintes à l'aquarelle, antérieur de trois décennies  à l'Armorial Général de France de Charles d'Hozier !  Voir la description initiale : →

Nous poursuivons avec la découverte du Gouvernement Général de l'Ile-de-France. Nous avons vu les fois précédentes, que cette entité administrative de l'époque, équivalente de nos régions actuelles, était découpée en 7 subdivisions : une prévôté, celle de Paris et six bailliages. Ces entités étaient administrées par un prévôt ou un bailli nommés par le roi, équivalent de nos préfets de nos jours. Dans l'Ancien régime, l'Île-de-France couvrait un territoire bien plus étendu que celui que nous connaissons actuellement. En effet dans sa partie nord, les limites incluaient le pays de Beauvais, de Noyon, de Senlis, le Valois et le Soissonnais, qui avec la création des départements de l'Oise et de l'Aisne en 1790, ont été rattachés à la Picardie. Au 1er janvier 2016, ce sera même la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie.
Nous poursuivons avec le chapitre 4 consacré au Bailliages regroupés de Senlis et du Valois.

    Revenir à l'épisode précédent →


Voici l'extrait d'une carte datant de la fin du XVIIIe s. , donc postérieure d'un an, mais sur laquelle j'ai reconstitué les limites administratives de notre région :
 Vous pouvez cliquer sur toutes les images pour les agrandir





 Les fragments de manuscrits proviennent toujours du Volume I. Pour enrichir l'étude, j'ai mis en bonus l'extrait équivalent (quand il existe) dans l'Armorial Général de France* (1696-1711), établi par Charles-René d'Hozier, et comme auparavant, j'ai placé le blason actuel en-dessous, pour comparer les différences ou au contraire la constance des figures dans le temps.)


(*)   Armorial Général de France - volume XXV -  Généralité de Paris
       Armorial Général de France - volume XXXII  - Généralité de Soissons -  Ile-de-France (BNF Paris) 



Senlis (Oise)

Une nouvelle preuve de belle constance dans le temps avec cet exemple éloquent. Mais j'ai trouvé un dessin coloré, antérieur, extrait d'un armorial du XVIè siècle montrant pour la ville de Senlis un blason "d'azur au pal d'or" que je mettrai en ligne bientôt, en compagnie de nombreuses autres villes de France (c'est fait : voir → ICI).




Compiègne (Oise)

Même remarque que précédemment : sauf peut-être la langue et les griffes du lion qui semblent être du même métal que la couronne et les lys chez le père de La Planche, bien qu'il ne les mentionne pas dans son blasonnement. Les armoiries furent concédées à la ville de Compiègne en 1218 par le roi de France Philippe Auguste, en récompense du courage et de l'audace des archers compiégnois lors de la bataille de Bouvines en 1214.





Pontoise (Val-d'Oise)

Notre père jésuite a dessiné une tour donjonnée plutôt qu'un château pour rappeler la présence d'une forteresse royale, qui a malheureusement été démolie entre 1740 et 1744, car abandonnée depuis un siècle et restée sans entretien. C'est certainement un choix artistique personnel, car c'est bien un château à trois tours sommant le pont qui représente la cité, si l'on remonte à l'époque des sceaux médiévaux ( voir → ICI).
 Les armes enregistrées dans l'Armorial Général de France "d'argent au pont de gueules, surmonté de trois fleurs de lys de sinople" ne sont pas à proprement parler celles de la ville et de ses échevins, mais concernent plutôt l'administration royale : le bailliage, qui serait l'équivalent de la "préfecture" de nos jours.






Beaumont - sur - Oise (Val-d'Oise)

  Le château médiéval de Beaumont que l'on voit représenté symboliquement sur les armoiries "modernes" était une seigneurie tenue depuis le XIe siècle par les comtes de Beaumont qui portaient : "d'azur au lion d'or". Le blason de La Planche nous montre un blason très ressemblant "d'azur au lion d'argent" et chargé de rais d'escarboucle fleurdelisés d'or, avec une quartefeuille du même en cœur brochant.
 Le blason de l' Armorial Général de France semble illustrer des armes parlantes : " beau+mont" sur un champ de vair.




Pont - Sainte - Maxence (Oise)


 Maxence était une princesse écossaise, récemment convertie au christianisme, qui se réfugia en Gaule pour échapper à un prétendant: un prince barbare et païen auquel sa famille l'avait promise en mariage. Celui-ci parviendra néanmoins à la retrouver où elle s'était réfugiée. Maxence, persistant dans son refus, fut assassinée par son persécuteur, près de Senlis, en Ile-de-France, vers la fin du Ve siècle. Elle est considérée comme martyre chrétienne et une église lui est dédiée dans la ville de Pont sur l'Oise qui prit également son nom en devenant Pont-Sainte-Maxence.
Nous voyons donc son buste émergeant du donjon, sur le manuscrit. Dans le blason postérieur elle n'est plus visible, la tour représentant un ancien château seigneurial détruit par les inondations, au bord de l'Oise et en aval du pont la traversant.   
 La salamandre, symbole personnel du roi de France François Ier, rappelle qu'une charte signée de sa main, donna à Pont le titre de "ville".






Crépy - en - Valois (Oise)


Il est bien surprenant ce lion d'or sur champ de gueules que nous propose ce manuscrit. Car sur le même armorial du XVIe siècle dont j'ai parlé plus haut (voir → ICI) , la ville de Crépy y est aussi mentionnée avec un blason "d'or au lion passant de sable". Son origine est toutefois inconnue. Le lion est devenu "rampant", toujours sur champ d'or et il a été à certains moments surmonté d'un chef de France : "d'azur à trois fleur de lys d'or".





La Ferté - Milon  (Aisne)



  Il n'est pas magnifique ce crocodile ?  Et si rare en tant que figure héraldique dans les armoriaux, mis à part bien sûr celui de la ville de Nîmes.  Quel dommage que la municipalité ait oublié son existence pour nous proposer à sa place un banal château. Celui-ci symbolise la forteresse bâtie sur les hauteurs de la ville par Louis d'Orléans, duc de Valois (1372-1407), mais restée inachevée après son assassinat à Paris, sur ordre du Duc de Bourgogne Jean sans Peur. Il conserve encore de nos jours de très belles ruines majestueuses et ornementées.
  Mais où donc La Planche est-il allé chercher cette bête, dont il n'est d'ailleurs pas sûr de la nature : crocodile ou dragon à quatre pieds ! mystère...  Dans sa "France illustrée", édition de 1862,  le géographe Victor-Adolphe Malte-Brun donne à la ville ces armes encore plus bizarres (voir → ICI): "d'azur au crocodile à quarante pieds passant d'argent" !  Quarante pieds ? c'est presque un mille-pattes ! Mais Malte-Brun était cartographe et géographe, pas héraldiste, ni zoologue ... un élément de l'anatomie des reptiles a dû lui échapper.  En tout cas ni le premier, ni le second auteur ne donnent de renseignements sur l'origine de ce blason étrange et c'est bien dommage.




[_)-(_]


D'autres lieux ou villes sont juste décrits par le texte sans blason ni mention s'y rapportant :
l'Abbaye de la Victoire à Senlis, le château de Chantilly, Béthizy (-Saint-Pierre), Verberie, l'Abbaye du Val (Notre-Dame-du-Val) à Mériel, l'Abbaye de Royaumont, Creil, Chambly, Villers-Cotterêts, Nanteuil (-le-Haudouin), l'Abbaye de Chaalisle château royal de Verneuil (à Verneuil-en-Halatte, disparu), le château de Liancourt.

 # cependant, quelques années plus tard, d'autres lieux (en gras, ci-dessus) ont été enregistrés et blasonnés dans l'Armorial Général de France :






A bientôt pour une nouvelle série ... →


Crédits :
les blasons "modernes" sont empruntés  à :
armorialdefrance.fr/




  Et je remercie particulièrement les personnes responsables de la Bibliothèque et des Archives du Musée du Château de Chantilly : www.bibliotheque-conde.fr/


             Herald Dick  

jeudi 24 décembre 2015

Spécial Noël : petit armorial de lieux et de villes en rapport avec la Nativité


 Cette année encore, la fête de Noël mérite un sujet original. Mais on manque parfois d'inspiration pour l'illustrer par le thème de l'héraldique, pour ne pas refaire encore une fois les armoiries imaginaires du Père Noël, ou son ancêtre Saint Nicolas alias Santa Claus pour les peuples anglo-saxons. Exit encore les sapins, déjà traités, et même le renne, conducteur professionnel de traîneau volant, que j'ai proposé l'an passé, en trois volets.
  Le 25 décembre est une tradition et une fête familiale, qui, pour une majorité des gens, n'a pas ou plus grand-chose à voir avec une pratique religieuse. Si ce jour de festivités est devenu universel dans notre époque de mondialisation, surtout celle des affaires et du commerce, on ne peut pas s'affranchir complètement du fait que Noël est avant tout, à l'origine, une fête religieuse chrétienne. Pour beaucoup de familles, elle a toujours une grande importance spirituelle.
  Le 25 décembre est la date admise par l'Église pour fêter la naissance de Jésus-Christ. Avec Pâques, c'est la fête la plus importante du calendrier chrétien. Les Évangiles ne faisant mention d'aucune date, et il n'existe pas de certitude quant au jour exact de la naissance du Christ ; celui-ci ne fut fixé officiellement que vers 336, les autorités religieuses choisissant d'incorporer, plutôt que de les ignorer, les anciens rites païens (en particulier les saturnales qui célébraient le solstice d'hiver, ou la fête romaine du Sol Invictus). C'est pourquoi la fête de Noël n'est pas véritablement le jour anniversaire de la naissance du Christ, qui est et demeurera parfaitement inconnue, mais la célébration de "la venue sur terre du Sauveur".
enluminure : Pèlerins à Bethléem devant la crèche après la Nativité - Liber peregrinationis. Le Livre des Merveilles (v. 1410-1412),
manuscrit Français 2810 - f° 272 -  auteur : Ricard de Montcroix, traducteur Jean le Long -  départements des manuscrits -
 Bibliothèque Nationale de France  - Paris

  Je rassure les non-croyants et les non-pratiquants, ne cherchez pas de volonté de prosélytisme chez moi dans ce sujet. Personnellement, je suis athée, mais les religions m'intéressent à divers titres, notamment celui de l'Histoire, et celui de l'iconographie et des symboles, largement présents dans l'héraldique.

  Voici donc quelques lieux illustres du christianisme et d'autres en provenance du monde entier, qui nous rappellent le thème de la Nativité, soit par leur nom, soit par leur représentation symbolique, évidente ou cachée, et cela qu'elle repose sur l'héraldique ou pas.  


les lieux saints originels

La date de naissance de Jésus de Nazareth est fêtée par les chrétiens le jour de Noël, qui tombe le 25 décembre. Pour l'Église russe et les anciennes Églises d'Orient qui utilisent toujours le calendrier julien, le 25 décembre julien correspond au 7 janvier du calendrier usuel (calendrier grégorien). Elle marque en principe le début de l'ère chrétienne. Ni le jour ni l'année ne sont en fait connus avec précision, et la date du 25 décembre précédant l'an 1 a été fixée au début du VIe siècle par le moine Denys le Petit. Les principales sources sont les récits de l'enfance de Jésus, que l'on trouve au début des évangiles de Matthieu et Luc, dont l'historicité globale est douteuse et qui donnent des indications chronologiques imprécises et contradictoires. Compte tenu de ces difficultés et incertitudes, les historiens estiment généralement que la naissance de Jésus a vraisemblablement eu lieu dans les dernières années du règne d'Hérode Ier le Grand, mort en 4 av. J.-C.
emblème de la ville actuelle de Bethléem / Bethlehem
en Cisjordanie - État de Palestine (ancienne Judée)
l'étoile est bien sûr celle symbolisant la Nativité de Jésus
emblème de la ville actuelle de Nazareth
dans le District nord d'Israël (ancienne Galilée)
le motif représente le Puits de Marie, la mère de Jésus,
 où elle puisait sûrement l'eau pour sa famille. 
emblème de la ville actuelle de Tibériade / Tiberias
dans le District nord d'Israël (ancienne Galilée)
les vagues symbolisent le célèbre Lac de Tibériade,
lieu cité de nombreuses fois dans les livres saints  

carte de la Palestine au temps de Jésus-Christ
armoiries de la ville de Jerusalem
Israël et Palestine (ancienne Judée)
(ce blason est l'emblème de la partie israélienne)
le lion est le symbole de la Tribu de Juda 
le mur est le "Mur des Lamentations
les branches d'oliviers figurent la paix
le nom de la ville en hébreu surmonte le tout



les lieux portant un nom lié à la Nativité

emblème de la ville de Belém (Brésil - Estado do Pará)
 le nom de la ville qu'elle a reçu à sa fondation en 1616 signifie "Bethléem"
en portugais.  Dans le quatrième quartier de l'écu : l'âne et le bœuf
 sont les références à la Nativité selon la légende de la Crèche.

emblèmes (seal et logo) de la ville de Bethlehem (Pennsylvanie - U.S.A)
 ce ne sont que quelques-unes des nombreuses localités des États-Unis qui portent le nom de Bethlehem :

 emblèmes (seals) de la ville de Bethlehem (Connecticut - U.S.A) et la commune de Bethlehem (New Jersey - U.S.A)
emblème (seal) de la ville de Bethlehem (état de New York - U.S.A)
la scène n'a rien de biblique et se rapporte à la découverte du site
 de la future ville de New-York par l'explorateur anglais Henry Hudson.

armoiries de la ville de Natal (Brésil - état du Rio Grande do Norte)
 le nom de la ville qu'elle a reçu à sa fondation en 1599 signifie "Noël, Nativité"
en portugais. L'étoile d'or, caudée d'argent est celle qui guida les Rois Mages .
armoiries de l'ancienne province de Natal à gauche (1907-1994), et l'actuelle province de KwaZulu-Natal (Afrique du Sud) à droite.
 le nom de cette partie de l'Afrique est d'origine portugaise, donné par le grand navigateur Vasco de Gama qui voguait au large des côtes sud-africaines durant la période de Noël 1497, en route vers les Indes. La seule référence héraldique pourrait être l'étoile à cinq branches d'argent des armoiries modernes, mais rien ne permet de l'attester avec certitude ( voir → ICI). En tout cas il n'y avait ni gnou, encore moins de lion dans l'étable de Bethléem !!

emblème de la ville de Navidad (Chili - région
 del Libertador General Bernardo O'Higgins)
 le nom de la ville signifie "Noël" en espagnol depuis
le XVIe siècle avec les implantations religieuses dans la région
Le toponyme est illustré par la silhouette des Rois Mages suivant
 l'étoile de Bethléem, révélant la naissance du Roi des Juifs.
armoiries de l'île de Christmas
  (territoire extérieur de l'Australie)

Cette île, très isolée dans l'océan Indien, fut découverte par
 les marins britanniques au XVIIe siècle, elle fut baptisée le
25 décembre 1643 par le capitaine anglais William Mynors,
le jour de Noël (en anglais : Christmas), évidement .
Les étoiles surmontant les vagues forment la constellation
australe de la Croix du Sud, l'opposé de notre Étoile Polaire.
.

les lieux en relation avec le thème des Rois Mages


armoiries de la ville de  Cologne / Köln
  (Allemagne - land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie)

La célèbre cathédrale de Cologne abrite la châsse des Rois Mages
sensée contenir les reliques des vénérables Melchior, Gaspard
 et Balthazar. Ils sont représentés par les trois couronnes d'or.

armoiries de la ville de Lima, capitale du Pérou
l'étoile et les trois couronnes pour les Rois Mages, rappellent que la fondation de la ville par Francesco Pizarro a commencé aux fêtes de l’Épiphanie de 1535.


armoiries de la localité de Garbeck 
(municipalité de Balve)
  (Allemagne - Rhénanie-du-Nord-Westphalie)

L'église paroissiale catholique de ce village est
 dédiée au culte des Rois Mages (les trois couronnes)
.
armoiries de la localité de Margrethausen
(municipalité de Albstadt)
  (Allemagne - land de Bade-Wurtemberg)

Les trois couronnes en chef rappellent les Rois Mages,
qui sont les saints patrons de l'ancien monastère
franciscain  Kloster Margrethausen.

 Les blasons précédents présentent une certitude sur la référence avérée au culte des Rois Mages. Mais attention, tous les blasons utilisant trois couronnes, et ils sont nombreux à travers le monde : celui du Royaume de Suède, l'ancienne province de Galicie (Europe de l'Est), la province de Munster (Irlande), l'Université d'Oxford, la ville de Kingston-upon-Hull (Royaume-Uni), les communes de Plogonnec (Bretagne), de Huningue (Alsace), l'île de Saint-Barthélémy (Antilles) etc...  n'ont pas nécessairement de rapport avec les vénérables visiteurs de Béthléem ! malgré quelques théories ou hypothèses hasardeuses. Et puis il y a une autre légende, celle du roi Arthur de Bretagne, personnage à qui on a attribué également un blason d'azur à trois (ou plus) couronnes d'or.

armoiries de la commune des Baux-de-Provence
  (France - département des Bouches-du-Rhône)
D'après une légende succédant à celle des Évangiles, en revenant de Palestine, le roi Balthazar se serait fixé aux Baux-de-Provence, dans le sud de la Gaule romaine. Les seigneurs des Baux le tenaient pour leur ancêtre, ils portaient à ce titre, dans leur blason "de gueules, une étoile (une comète à l'origine) d’argent à seize rais", et leur cri de guerre était : " Au hasard, Balthazar " (voir → ICI et surtout → ICI ).


Bien évidemment ce petit divertissement,  élaboré en quelques coups de clics, n'est pas une "Bible" de l’héraldique thématique,  et de nombreux autres exemples auraient pu être rajoutés et développés. Par bonheur, il y a une fête de Noël chaque année, à laquelle on peut joindre celle de l'Épiphanie, qui est aussi la fête de la Nativité pour les chrétiens orthodoxes, donc encore beaucoup d'autres possibilité de sujets à venir pour compléter le thème ....


Herald Dick vous souhaite un ...