vendredi 30 octobre 2015

l'Armorial de La Planche - 1669 - Gouvernement de
l'Ile-de-France - Bailliage de Melun

 S   uite de la visite d'un des plus anciens manuscrits répertoriant des armoiries de villes et de villages de France, dessinées à la plume et peintes à l'aquarelle, antérieur de trois décennies  à l'Armorial Général de France de Charles d'Hozier !  Voir la description initiale : →

Nous poursuivons avec la découverte du Gouvernement Général de l'Ile-de-France. Nous avons vu  la dernière fois, que cette entité administrative de l'époque, équivalente de nos régions actuelles, était découpée en 7 subdivisions : une prévôté, celle de Paris et six bailliages. Ces entités étaient administrées par un prévôt ou un bailli nommés par le roi, équivalent de nos préfets de nos jours. Nous poursuivons avec le chapitre suivant consacré au Bailliage de Melun.

    Revenir à l'épisode précédent →



Voici l'extrait d'une carte datant de la fin du XVIIIe s. , donc postérieure d'un an, mais sur laquelle j'ai reconstitué les limites administratives de notre région :
 Vous pouvez cliquer sur toutes les images pour les agrandir











Les fragments de manuscrits proviennent désormais du Volume I. Pour enrichir l'étude, j'ai mis en bonus l'extrait équivalent (quand il existe) dans l'Armorial Général de France* (1696-1711), établi par Charles-René d'Hozier, et comme auparavant, j'ai placé le blason actuel en-dessous, pour comparer les différences ou au contraire la constance des figures dans le temps.

(*)     Armorial Général de France - volume XXV -  Généralité de Paris  (BNF Paris) 



Melun (Seine-et-Marne)

Melun était le siège d'un ancien Comté dans le domaine royal bien avant Hugues Capet. La puissante maison noble de Melun (d'azur, à sept besants d'or, 3, 3 et 1, au chef du même) y tient son origine. Un palais existait dès le IXe siècle, puis un puissant château-forteresse fut bâti dans une île au milieu de la Seine, et tenait lieu de résidence royale pour les souverains capétiens. Il fut progressivement démantelé à partir de la fin du XVIIe siècle. Les derniers vestiges disparurent au XIXe siècle. Voici en résumé l'explication du blason, avec ces fleurs de lis et ce château fort qui figuraient déjà sur les sceaux du bailliage de Melun au XVe siècle.




Rosay - en - Brie
 (Seine-et-Marne)

Nous voici avec de parfaites armes parlantes : des roses pour Rosoy, ancienne graphie du village jusqu'en 1934 et Rosay depuis cette date... L'usage actuel des ces armoiries présente les roses "au naturel, boutonnées d'or".




Nemours (Seine-et-Marne)
  Le Père de La Planche nous gratifie là d'une curiosité pour décrire "son blason" de Nemours, alors que celui de l'Armorial Général de France, totalement différent, est quasiment identique à l'actuel que porte encore la ville. En fait il s'agit de la confirmation par l'image d'un transfert de propriété que l'ancien Duché de Nemours a subi exactement à cette époque de la fin du XVIIe siècle.
  Le Duché de Nemours, ancienne seigneurie de la famille des Villebéon, rachetée par le roi de France (au milieu du XIIIe siècle) fut érigé en duché-pairie, en 1404, par Charles VI en faveur de Charles III le Noble, roi de Navarre. Mais à cause du rapprochement de celui-ci avec l'Angleterre, il est restitué à la Couronne en 1425. Il fut donné par Louis XI, en 1461, à Jacques d'Armagnac, qui néanmoins prit part à la "Ligue du Bien public", et, après avoir obtenu son pardon, à d'autres manœuvres contre le roi. Il fut condamné à mort par le Parlement en 1477, et son fils, tué à la bataille de Cérignole en 1503, fut le dernier comte d'Armagnac. Revenu à nouveau à la Couronne, le duché de Nemours fut donné, en 1507, par Louis XII à son neveu, Gaston de Foix, qui périt en gagnant la bataille de Ravenne en 1512.
  François Ier l'accorde alors à Julien de Médicis et à son épouse Philiberte de Savoie. Au décès de Philiberte, nouveau retour à la Couronne et nouveau don de François Ier, à sa mère cette fois et sœur de Philiberte, la fameuse Louise de Savoie.  Au décès de Louise, le duché reste dans la maison de Savoie, mais passe au fils cadet de Philippe II de Savoie-Nemours, qui avait pour armes le blason que nous voyons sur le manuscrit : "de gueules à la croix d'argent [Savoie], à la bordure d'azur".
 A la mort sans héritier mâle d'Henri II de Savoie-Nemours (1659), le Duché fait retour à nouveau à la Couronne de France, pour être bientôt accordé en 1672 au Duc d'Orléans, Philippe de France (d'où les  armes d'Orléans dans le blason de 1696, et toujours d'actualité). Les Orléans conserveront Nemours jusqu'à la Révolution quand les titres de noblesse sont abolis. Cependant, le second fils du duc d'Orléans, qui régnera sous le nom de Louis-Philippe, recevra encore en naissant, en 1814, le titre honorifique de duc de Nemours.
sources textuelles : Arnaud Bunel   et www.cosmovisions.com





[_)-(_]


D'autres lieux ou villes sont juste décrits par le texte sans blason ni mention s'y rapportant :
l'Abbaye Notre-Dame du Lys (Dammarie-les-Lys),  l'Abbaye de Barbeau (à Fontaine-le-Port, disparue), le domaine de Vaux (Vaux-le-Vicomte), Chaumes (-en-Brie), Nangis, Moret (-sur-Loing), Fontainebleau, Fleury (-en-Bière), Milly (-la-Forêt), Château-Landon, la basilique Saint-Mathurin-de-Larchant (Larchant), le château de Courances.

 # cependant, quelques années plus tard, un lieu (en gras, ci-dessus) a été enregistré et blasonné dans l'Armorial Général de France, depuis ce temps, il a changé de destination: de l'établissement religieux, une ancienne abbaye royale dont il reste quelques belles ruines, il est passé à la ville de Dammarie-les-Lys :

Dammarie - les - Lys,
commune (Seine-et-Marne)


A bientôt pour une nouvelle série ... →


Crédits :
les blasons "modernes" sont empruntés  à :
armorialdefrance.fr/




  Et je remercie particulièrement les personnes responsables de la Bibliothèque et des Archives du Musée du Château de Chantilly : www.bibliotheque-conde.fr/


             Herald Dick  

dimanche 25 octobre 2015

La Quête du Graal dans les manuscrits français - Chapitre #02 : Tristan, Gauvain et la maison de Gaunes à la Table Ronde.

Messire Gauvain à la fontaine des merveilles
Nous poursuivons cette "Quête du Graal" virtuelle en mode documentaire, par l'exploration de quelques importants manuscrits et premiers livres imprimés français relatifs au cycle arthurien. Je vous invite à revoir le premier chapitre (voir ici → ) qui résume toute la démarche initiale. Du moins nous privilégions ceux dont la légende est illustrée par de pures merveilles que sont les enluminures et plus spécialement les dessins ayant un intérêt du point de vue de l'héraldique. Que le trait soit précis ou grossier, que les couleurs soient vives ou délavées par l'usure du temps, toutes ces images attirent notre œil et excitent la curiosité. Mais pour les comprendre ou les identifier, il faut lire le paragraphe du récit ou la légende, la devise qui s'y rapporte, donc déchiffrer les mots de vieux français formés avec différents types d'écritures manuelles ou typographiques de ces époques : cursive, onciale, gothique,etc... C'est la partie la plus ardue, quand on est autodidacte comme je le suis. Mais avec un peu d'entraînement, on y arrive.

 Voici donc le second volet de la série. Je rappelle que j'ai pris comme base référentielle deux armoriaux manuscrits :  celui coté "Français 5233" de la Bibliothèque Nationale de France (Paris) daté du XVIe siècle, et le manuscrit coté  "Ms 5024" de la Bibliothèque de l'Arsenal (Paris), du XVe siècle. C'est le premier qui décide de l'ordre de présentation des chevaliers, précédés d'un chiffre romain.


• Les blasons :
  1.  messire Tristan de Lyonnois / Tristan de Léonois
  2.  messire Gamblain dorcanie / Gauvain d'Orcanie
  3.  messire Lyonnel de Gannes  / Lionel de Gaunes
  4.  Hector desmaretz Hector des Mares
  5.  Elyas le blancq / Hélain le Blanc
  6.  Blyon beris de Gannes / Blioberis de Gaunes

• On ne s'attardera pas sur les divergences de graphies à propos des noms des héros de la Table Ronde, qui ne doivent créer ni doutes ni polémiques. En effet ces noms et surnoms pouvaient évoluer et varier selon les éditions, les époques, les régions ou les pays d'origine, et la propre culture de chaque auteur. C'est pourquoi par exemple notre chevalier Gauvain est appelé ici "Gamblain" et peut se dénommer ailleurs, sur d'autres manuscrits ou dans d'autres éditions : Gauwain, Gavain, Gawain, Gavein, Gavin, Gauveis, Gauvein, Gauven, Gaven, Gagain, Galva, Galvain, Galvant, Gaugain, Gaugein, Gaugin, Gauvainet, Gauwainet, Gauvenet, Gavainet, Vauvain, Walvan, Walwein, Galvagin, Wawain, Wawein, Gualgain, Gualguain, Gualvain, Gavaine, etc...
source textuelle : Les armoiries des chevaliers de la Table Ronde ; étude de Freddy Sibileau (Avril 2009).




• Les blasons avec leur légende au-dessus :
  1. Tristan - de sinop-le a ung lion dor arme et langue de gules / Tristan : "de sinople au lion d'or armé et langué de gueules".
  2. Lyonnel  - dar-gent a troy bendes de be-lic seme de-stoilles de sable / Lionel : "d'argent à trois bandes de bellic semé d'étoiles de sable".
  3. Helias le blanc - d argent a troys bendes de belic a ung lanbeu de troys piesses de sable / Hélain le Blanc : " d'argent à trois bandes de bellic, et un lambel de trois pièces de sable".
  4. Le roy Baude-magu de gorle - de gueulles a troy gans lon loues dargent / le roi Baudemagu de Gorre: "de gueules à trois gants d'argent ". (développé dans le chapitre #05)
  5. Le roy Ydier - de gueulles a troys testes de lyons dor armees de sable / le roi Yder : " de gueules à trois têtes de lion d'or, armées de sable". (il sera développé dans un futur chapitre)
  6. Le roy Rions - dor a ung lyonpar de pourpre arme dazur/ le roi Rion : "d'or à un léopard de pourpre armé d'azur". (développé dans le chapitre #05)

IV. Tristan de Léonois

Tristan , peinture sur parchemin, XVe siècle
Tristan est un des grands personnages du cycle arthurien. Il est le héros masculin de la célèbre légende de Tristan et d'Iseut. D'origine cornique (des Cornouailles), il est le fils de Méliadus de Léonois et le neveu du roi Marc de Cornouailles. Celui-ci l'envoie chercher Iseut en Irlande, afin qu'elle épouse le roi. Cependant, durant le voyage, Tristan et Iseut boivent accidentellement un philtre d'amour qu'elle devait prendre avec son mari le soir de ses noces et dont la propriété est d'allumer un amour puissant et durable dans le cœur de ceux qui le boivent ensemble. Ils deviennent donc éperdument amoureux l'un de l'autre, au grand dam du roi Marc, trompé, qui va les bannir, etc... Cette légende est une des plus poétiques et romantiques que nous ait laissé le Moyen-âge, et a généré un nombre considérable de récits manuscrits et imprimés avec des versions diverses. En faisant notamment intervenir une seconde Iseut:  Iseut aux Mains blanches, que Tristan épousera, pour oublier la première. Mais cela ne marchera pas, et la seconde Iseut, jalouse de la première, par ses mensonges, précipitera leur mort par le chagrin.
 miniature avec ornements végétaux  sur une page de manuscrit, illustrant les exploits du chevalier Tristan
(aux armes contournées "de sinople au lion d'or...") accompagné de Palamède (aux armes "échiqueté d'argent et de sable")
aux prises avec un adversaire nommé dans le texte "le Chevalier de la Brosse".
Armes : de sinople au lion d’or, armé et lampassé de gueules.
Cimier :  une tête de lion d’or
(plus bas : un panache de plumes de gueules)
Supports : deux lions d’or.
Devise :  C’EST POVR YSEVT
.

• On notera dans ces blasonnements anciens l'usage exclusif du terme de "langué" à la place de "lampassé" qui caractérise normalement en héraldique, la couleur de la langue du lion et des animaux en général. Cela confirme que ce terme étrange de "lampassé" s'est imposé bien plus tardivement, au cours du XVIIe siècle, voire au XVIIIe s.. Le mot "lampassé" n'est plus utilisé dans la langue française autrement que dans l'héraldique.  



V. Gauvain d' Orcanie

Gauvain  est le fils du roi Loth d'Orcanie, frère de Gahériet, Guerrehet et Agravain, demi-frère de Mordret et neveu du roi Arthur. Gauvain meurt dans une bataille contre les Romains, des suites d'une blessure que lui infligea Lancelot lors de la guerre entre le roi Arthur et celui-ci.
miniature montrant une bataille d'armées à cheval, au cours de laquelle Gauvain, à droite est aux prises avec un chevalier portant les couleurs "d'azur à une croix recercelée de sable cantonnée de quatre besants d'or".
 On remarque dans l'affrontement la présence de Bohort et de Blanor (ou Lionel) aux côtés de Gauvain.
Armes : de pourpre à l’aigle bicéphale d’or, becquée et membrée d’azur.
Cimier :  une aigle d’or issante, becquée d’azur (plus bas : un arbre de sinople)

Supports : deux aigles d’or, becquées et membrées d’azur.
Devise :  ORCANIE ORCANIE
.


• L'avantage avec l'héraldique des personnages imaginaires, c'est qu'on pouvait associer des émaux rarement vus ensemble. Ainsi, avec ici l'exemple de Gauvain, le pourpre, un émail peu, voire rarement utilisé aux débuts de l'héraldique, tient une bonne place à la Table Ronde. Cette couleur mal définie, comme on peut le constater ci-dessus, allant du gris-argent au marron en passant le rose ou le violet a la particularité de n'être classée ni parmi les émaux de couleur, ni avec les métaux et donc peut se marier avec les uns et les autres sans provoquer d'enquerre, un peu à la manière des fourrures : hermines et vair.



VI. Lionel de Gaunes

Lionel est le fils du roi Bohort de Gaunes, frère ainé de Bohort l'Exilé, neveu du roi Ban, cousin de Lancelot, d'Hector des Mares, de Bliobéris et de Blanor.

le texte accompagnant la devise de Lionel donne ici un blasonnement très précis : ".. Et portoit en ses armes d argent a trois bandes
 de gueulles a neuf estoilles de sable". Dans la plupart des cas c'est "un semé d'étoiles" ....

Armes : d’argent semé d’étoiles de sable, à trois bandes de gueules brochantes.
Cimier :   une étoile d’or (ci-dessus : un panache de plumes d'azur)

Supports :  deux lévriers d’argent colletés d’or.
Devise :  HARE LEVRIER
.

Lionel , peinture sur parchemin, XVe siècle
ici également les étoiles sont dénombrées : "neuf estoilles de sable"

Neuf étoiles dans le texte, sur ce manuscrit également... sous forme de chiffre romain : "... IX estoilles de sable"

• On remarquera, mis à part le nombre des étoiles : neuf ou infinies (semé), le dessin très sommaire de celles-ci sur bon nombre des manuscrits : trois traits se croisant pour donner vaguement six branches. Sur l'un d'eux elles empiètent (brochent) même sur les bandes, grosse erreur du dessinateur ! Seuls, deux ouvrages montrent de belles étoiles formées de cinq branches ... mais un seul avec les étoiles toutes correctement posées.



VII. Hector des Mares

Hector des Mares est le fils naturel du roi Ban de Bénoïc et de la fille d'Agravadain, le seigneur des Mares, demi-frère de Lancelot et cousin de Bohort, Lionel, Blanor et Bliobéris. Il prend part à la Quête du Graal.
texte : "Ly devise (de) Hector des mares - estoit ung des gentilz chevaliers de la table ronde il fut frere de messire Lancelot du lac.
 Mais non mie d une mere ..."  A noter la répétition de ses armoiries dans la lettrine ainsi que le soleil d'azur, tout petit, chargeant la bande centrale dans le canton dextre ! il fallait être attentif .
Armes : d’argent à trois bandes de gueules, au soleil d’azur brochant sur le tout.
Cimier :    un soleil d’azur (plus bas : un lion issant d'or, lampassé de gueules)

Supports :  deux centaures au naturel.
Devise :  AVX MARAIS





.


armoiries d'Hector des Mares et de Bliobéris (voir sa fiche plus bas)
•  Il est amusant de comparer l'interprétation des divers artistes pour représenter le soleil d'azur. Certains ont choisi une alternance de rayons droits et de rayons ondoyants, c'est d'ailleurs la norme en héraldique. Mais d'autres les ont représentés tous ondoyants. Par ailleurs le nombre total de rayons est en principe de 16 mais on en a deux avec 24 et un qui est figuré, c'est le seul. Enfin nous l'avons déjà observé : la première miniature ne respecte pas le blasonnement où le soleil doit "brocher " sur le tout, c'est-à-dire sur les trois bandes... et non pas charger une des bandes.
Cette miniature du XIVe siècle très impressionnante par sa violence, montre "Comment Hector de Mares combatit Hervieux
 de Malagrait et luy coupa la teste "(texte en rouge en-dessous).   L'adversaire porte un écu "fascé contre-fascé d'azur et d'or"
 Première constatation : le bouclier d'Hector porte en fait les armoiries de Lionel, son demi-frère (voir sa fiche plus haut).
Il y a donc eu une confusion chez l'artiste enlumineur : dommage !
 Deuxième remarque, plus factuelle: comment une épée peut elle trancher un casque en acier aussi nettement ? A moins que Hector ait emprunté Excalibur, l'épée du roi Arthur, avec ses pouvoirs magiques ?


VIII. Hélain le Blanc

Hélain le Blanc (parfois orthographié Helias le Blanc) est le fils naturel de Bohort l'Exilé et de la fille du roi Brangor d'Estrangorre, il est aussi le neveu de Lionel. Il participe à la quête du Graal et devient par la suite empereur de Constantinople.

 
Armes : d’argent à trois bandes de gueules, au lambel de sable brochant.
Cimier :  une tête de chat au naturel 
(ci-dessus : un panache de plumes de gueules)
Supports : deux chats effarouchés au naturel.
Devise :   BRANGORES BRANGORES
.



.


IX. Blioberis de Gaunes

Bliobéris  est le fils de Nestor de Gaunes, le frère de Blanor, le neveu de Ban de Bénoïc et de Bohort de Gaunes, cousin de Lancelot du Lac, d'Hector des Mares,de Bohort et de Lionel, et père de Nestor de la Fontaine. Il fait également partie des Compagnons Errants.

texte : "Ly devise (de) Blioberis de Gaunes - estoit grant chevalier et ung des grans de la table ronde moult avoit de 
beaulx cheveux et blons. Le visage blanc et..."  Blioberis était donc un grand blond avec un visage blanc !
Armes : d’argent semé de croissants de sable, à trois bandes de gueules brochantes.
Cimier :   un croissant d’argent 
(plus bas : un panache de plumes d'or)
Supports : deux buffles au naturel, accornés d’or.
Devise :   BLIOBERIS

.





.

•  Blioberis ferme provisoirement le clan de Gaunes, du nom d'un pays imaginaire mais que certains historiens veulent situer dans l'ouest de la Gaule, en Neustrie, quelque part sur le territoire de l'actuelle Normandie et de l'ancienne province du Maine (capitale : Le Mans). A l'image des blasons de la vraie chevalerie, tous les membres de la famille de Gaunes et les cousins apparentés (comme Lancelot) ont un blason originel commun : "d'argent à trois bandes de gueules" à partir duquel se rajoutent des brisures : étoiles, hermines, lambel, tourteaux, cors de chasse, et ici : des croissants. Des croissants qui sont orientés dans le sens de la bande. On dénote beaucoup d'erreurs, et notamment, plus haut : les croissants qui chargent ou empiètent sur les bandes rouges, ou bien sont ouverts vers le haut : tous sont fautifs !! 


 Quid des rois Baudemagu, Yder et Rion mentionnés avec leur blason, dans le second feuillet du haut ? Eh bien ce sera pour une prochaine fois, quand ils apparaîtront (peut-être) dans le premier manuscrit pris en référence (Français 5233)... patience ! 
  Vous pouvez consulter tous les armoriaux et manuscrits cités dans les infos bulles accompagnant les images (en passant votre souris dessus) en vous connectant aux réserves numériques des bibliothèques nationales ou municipales, ou des serveurs où ils sont stockés, tels que :


Enfin, je vous recommande de visiter ces réalisations modernes en dessins vectoriels de très grande qualité  :


 Pour découvrir Galaad, Perceval, Galehaut, Galescin, Lamorat de Galles et Blanor de Gaunes, c'est au Chapitre #03ICI


   
         à bientôt.....