dimanche 11 novembre 2012

Armistice 1918 - Si vis pacem, para... pacem

Signé le 11 novembre 1918 près de Rethondes, l'Armistice mit un terme à la Première Guerre mondiale qui fit plus d'un million de morts et presque six fois plus de blessés et de mutilés parmi les troupes françaises. Malgré l’étendue des destructions, le soulagement fut immense et la joie s’empara de chaque commune.
Le 11 novembre 1920, la dépouille d'un Soldat Inconnu fut inhumée sous l’Arc de Triomphe à Paris où la flamme est ravivée tous les soirs par le Comité de la flamme et des représentants d’associations.

Jour d'hommage et de recueillement, le 11 novembre donne lieu chaque année à des cérémonies commémoratives devant les monuments aux morts des communes de France. Le coquelicot (poppy) est le symbole du souvenir pour les anglo-saxons. Chaque année les familles et les anciens combattants de l'armée britannique viennent déposer des coquelicots sur les tombes des soldats mort au combat.

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 Toutes les communes de France ont leur monuments aux morts en hommage aux soldats tombés sur les champs de bataille, mais rares sont ceux qui critiquent la folie humaine et expriment clairement une opinion opposée à la guerre, contrastant avec les monuments centrés sur la glorification des héros morts pour leur patrie. Ces monuments aux morts pacifistes apparaissent timidement à l'issue de la Première Guerre mondiale.
Un d'entre eux, exceptionnel, que je connais bien, est le monument aux morts de Saint-Martin-d'Estréaux, petite commune située dans le département de la Loire, près de Roanne, qui comporte trois panneaux avec une colonne. Une liste présente les morts de la guerre avec leur photo. Au milieu de ces noms, une pleureuse a été sculptée en bas-relief. Sur l'autre face du monument, trois panneaux résolument pacifistes. Un panneau affirme : « Si vis pacem, para pacem », soit « si tu veux la paix, prépare la paix ». Un second panneau se termine par « Maudite soit la guerre et ses auteurs ». Le troisième panneau dresse un bilan de la guerre, en détaillant les morts (12 millions) et les souffrances des peuples. Enfin avec l'inscription : « les Innocents au poteau d'exécution », il y est dénoncé le drame des soldats fusillés pour l'exemple. Afin de respecter le deuil des familles et celui de la patrie, le monument ne fut inauguré qu'en 1947. Ce texte fut l'objet, dans les années 1930, de dégradations dont furent accusés les membres de l'Action française, mouvement d'extrême-droite.





 Si vis pacem, para pacem !... Si tu veux la paix, prépare la paix !

 
     




Kuttolsheim

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